Quoi de plus
difficile à vivre que le décès d’un être cher ?…
Cette épreuve du deuil, nous y sommes quasiment tous
confrontés, tôt ou tard, et parfois même à plusieurs
reprises... Dans
cette expérience à laquelle nous ne sommes presque jamais préparés, la
souffrance, la tristesse et l'abandon nous dominent, parfois nous
rongent... De plus, dans notre culture occidentale, c'est
souvent synonyme de néant ou d’inconnu, de
paradis ou d’enfer, c’est plutôt tabou, faute de compréhension et
d'acceptation, nous finissons malheureusement par conclure à l'injustice,
en nous résignant face à la "dure" Vie, ou à l'absence de
grâce du Bon Dieu...
Et pourtant, un jour, vous,
moi, il ou elle, avons rendez-vous avec la Mort, et aucun de
nous l'a noté sur son agenda, mieux vaut ne pas y penser me
direz vous... Car tant que la maladie ne vient pas nous
bousculer, l'âge nous rattraper, ou la Vie nous faire ses
grandes frayeurs, à quoi bon s'en soucier ?... Mais puisque
la Mort est une des rares évidences de ce Monde, il est
inutile de s'en inquiéter ou de paniquer, elle nous attend
tous, peu importe qui passera en premier, il y a autant à
perdre qu'à gagner, le plus dur étant généralement pour
l'entourage...
Mais si chaque jour, nous
arrivons à vivre en conscience, que tout ce qui a un
début, a une fin... alors peut être agirons nous
différemment, nos priorités changeront, nos discussions
seront plus profondes et sincères... Cette suggestion
d'attitude peut éviter bien des regrets et des "re-morts"...
Il ne s'agit pas de vivre dans l'angoisse permanente de
perdre l'autre, mais de savourer de tout son coeur, la
plénitude du moment présent... qui lui, est éternel...
Certains, préoccupés par la
Mort, en oublient de vivre, mais pour ceux qui sont en Vie
avant la Mort... qui s’intéresse à
la Vie après la Mort ou au deuil, avant d’y être confronté ?... Dans d’autres
pays ou civilisations moins matérialistes, où la
Spiritualité (culture du coeur & de la conscience) est plus présente,
où l'on apprend la notion de cycle, gracieusement
enseignée par Dame Nature, que la Mort est juste une étape pour le défunt et non un
terminus... Alors l'entourage l’accompagne avec le coeur, en leur âme et
conscience, par des
chants, des prières et parfois même dans la joie, sans se morfondre sur leur sort
de vivants, et prononçant plutôt des paroles comme "merci de t'avoir
rencontré", et non "pourquoi lui ? ou pourquoi ça à moi
? "...
Dans notre société cathodique
et catholique, le terme "perte d’un être cher" est souvent
utilisé, et parfois même par les religieux… Or puisque que
nous utilisons la notion de perdre, s'agit - il d'un
objet ?... Depuis quand avons nous la possibilité de
posséder quelqu’un, ou de croire qu’il ou elle nous
appartienne ?… de l'avoir... Ne mélangeons pas tout, ce défunt nous est
précieux, car nous lui avons donné et reçu de l’Amour,
de l’affection, et nous avions du respect pour lui... Ne
voyant plus son corps physique, n’aurons nous plus
d’Amour, de compassion ou de respect envers lui ou elle ?...
Étions nous en relation avec lui, seulement pour son
physique, tel un meuble dans notre vie ?... L’Amour n’est il
pas au delà du physique... et de l’au-delà ?...
Combien de fois avons nous
entendu des personnes dire des phrases tel que : " je sens
qu’il m’aide là haut depuis qu’il est parti… " ou "j'ai
l'impression qu'il est là parfois..." D'une certaine
manière, son esprit ou son âme est avec vous, ne vous
arrêtez pas à l'aspect corporel de l'être humain, vous savez
au fond de vous, que lui comme vous, êtes bien plus que de
la chair et des os...
Avec un minimum de médiumnité,
on se rend vite compte que l’âme, l’esprit ou corps
énergétique du soi disant décédé, est à coté de la personne
et non sur un nuage... Il est donc parfois difficile pour le
défunt de continuer sa route, son évolution, son chemin de
Vie... Car les personnes feront leur deuil mentalement en une,
deux ou plusieurs années, mais le deuil avec leur cœur…
L’attachement affectif, les pleurs, les pensées répétées à
son égard, retiennent son "esprit", mais c'est surtout la non
acception, que son âme (ce que vous aimiez tant chez lui) ait
choisi de s'arrêter là pour passer à autre chose...
Il est donc important d’accorder enfin à l’autre sa
Liberté... et de respecter le choix de son Essence,
généralement programmé avant la naissance...
Ceci dit, il est souvent bien
utile pour les deux parties de régler les non-dits, ces
choses que nous n’avons pas pu, ou pas eu le temps de lui
dire, les mettre par écrits, puis de les brûler avec
une bougie, ou bien de lui dire oralement avec le coeur,
avant de lui donner notre " bénédiction" (= acceptation et
libération) pour son départ, vers son chemin, la Lumière ou
le Divin, avec ou sans anges pour l'accompagner, selon vos
croyances ou expériences...
Mais dans notre petit monde,
lors d'un deuil, nous avons tendance à nous
replier sur nous même, parfois débordés par la paperasse qui
en découle, laissant au frigo notre Être cher faire ses
premiers pas, dans un nouvel état, sans trop l’aider… Lui
aussi est sûrement très perturbé de se retrouver entre deux
mondes, voyant la douleur de son entourage, car même si au
fond de lui cela était inscrit dans son plan de vie, il y a
peu de chance qu'il ait eu le temps d'en prendre
connaissance... Mais comment l’aider ?... Et bien oublions
nos idées préconçues, et nous sentirons que le contact n’est
pas rompu... Coupons l'attachement "matériel"...
et que reste-t-il
?...
Cependant évitons de trop le
toucher physiquement pendant ses trois jours, un processus
énergétique ce met en place, le détachement entre physique
et énergétique (ou âme, conscience.)
Du point de vue
scientifique, il a été également prouvé de part et d'autre
du globe, que la Vie continue pour le
défunt, des personnes cliniquement mortes, réanimées quelques
instant plus tard, racontent leur vécu sur cette période,
alors que pour la science (sans conscience ?) il
était mort... Or il a continué de vivre, et en plus, cette
expérience, la NDE, est souvent similaire dans ces cas là : vision du déroulement de sa Vie à l'envers, conséquences de ses actes, une lumière au bout
du tunnel, «Comment as tu aimé durant ta vie ?... » ;
enfin, de quoi faire un
joli point sur la notion de Karma…
Malgré
tout, le deuil est un chemin qui demande du réconfort, de l'écoute,
du temps, de la compréhension et surtout de
l'acceptation... Certaines personnes auraient tendance à
dire " la vie continue" ou "tu vas t'en remettre"... Oui
ET Non... Quand un tel évènement nous arrive, le choc
est suffisamment important pour que justement nous nous
mettions "en pause", car même si la vie continue, c'est
toute une partie de notre petit monde avec ses repères,
ses attaches et ses attentes qui s'écroule sans
prévenir... Et si d'une certaine manière le temps s'est
arrêté aussi pour vous, c'est justement pour que vous
puissiez faire et dire, ce qui n'a pas pu être fait et
dit en temps et en heure... Alors, exprimez vous...
Ce texte
vous a peut-être interpellé, mis dans le doute, ou
éclairé, mais je vous invite plutôt à l’expérience du
contact pour faire votre deuil : fermez les yeux…,
respirez profondément…, pensez à l’être aimé…, que
ressentez vous ?...
« Ce n’est pas
votre corps ou votre psyché, mais c’est l'ignorance qui meurt.» Ibn’ Arabi
Si vous désirez approfondir ce
sujet, il existe
de nombreux ouvrages et témoignages...
Cf. : Dr
Raymond Moody, Elisabeth Klüber-Ross, Yvan Amar, etc.
Ps :
Puisqu'il y a quelque chose après…, pourquoi n’y aurait il pas quelque chose
avant… ;-) Cf. : Dr Ian Stevenson, Edgar Cayce, Patrick Drouot, etc.
par Jérôme S.