Serons-nous vraiment capables de faire face à la vérité,
celle qui nous dérange tant et que, pourtant, nous
recherchons ?
L’objectif, aujourd’hui, est de nous libérer du poids de la
matière en prenant la responsabilité de chacun de nos choix,
en assumant en totalité que c’est nous seuls qui
déclenchons ce qui se passe dans nos vies. Il ne s’agit plus
d’agir par culpabilité ou dans l’idée de réparer par peur,
mais bien d’être dans cette dynamique où nous savons avec
certitude que nous sommes les seuls maîtres d’un destin
que nous choisissons à chaque instant. L’homme est un
étranger pour lui-même, il ne peut admettre simplement qu’il
est le créateur de ce qu’il vit, il préfère choisir d’en
être la victime et de subir les événements de sa vie en se
persuadant qu’il n’y est pour rien. Tout ce qui se passe à
l’heure actuelle le maintient dans un rôle de victime où il
lui semble impossible que sa vie puisse changer, puisque le
changement doit venir de l’extérieur. Le chaos est là, mais
l’homme s’accroche encore à ce qui a été. Il résiste au
changement qui, pourtant, s’impose à lui, espérant toujours
que les choses redeviendront comme avant, même si ce passé
n’est pas aussi idyllique qu’il se plaît à le croire.
Il est
véritablement temps de prendre conscience que ce qui s’en
vient, nous le créons par notre manque d’audace, de
discernement, de vigilance et que, pour toutes ces raisons,
nous laissons faire et mettons en place un système qui nous
privera de notre faculté de penser par nous-mêmes. Aucune
remise en question, nous avalons mensonge sur mensonge par
peur de découvrir la vérité, celle qui nous obligerait à
agir au lieu de suivre comme des moutons. Ce passage à vide
dans lequel se trouve le monde est une réelle occasion de
réveiller cette humanité endormie, chloroformée par la peur
d’avancer dans l’inconnu, donc d’innover sans modèle. En
tant que société, nous sommes au terme de quelque chose avec
la possibilité que chacun se prenne en main pour un vrai
changement. Il ne s’agit plus de recherche individuelle, de
bonheur personnel, mais d’une responsabilité collective :
le sort de l’humanité entière. Nous devons passer du je
au nous et ne plus être centrés sur notre seule personne.
Période difficile à aborder car elle pousse justement à
l’individualisme. Comprendre que tout est fait pour
renforcer notre égoïsme peut nous ouvrir sur l’attitude à
adopter qui n’est certes pas celle de se refermer, mais bien
au contraire de s’ouvrir afin que ce qui est en chaque être
émerge.
Prenez
conscience que tout est fait pour vous affaiblir en
entretenant la peur, ce qui vous maintient dans le non-agir
au lieu d’être ce réceptacle intuitif qui vous permettrait
d’aborder la vie différemment. Sachez que ce qui se passera
sera mûrement réfléchi par ceux qui vous gouvernent et qui
veulent vous priver de vos libertés, car un homme qui n’a
plus peur est libre, il agit à partir de la conscience de sa
nature véritable. Il est le « Je suis incarné », rien ne
peut le déstabiliser. Il sait qu’il sait ! C’est un défi
que chacun de vous est capable de relever, il suffit de dire
« oui » à ce qui est et de suivre ce que l’instant vous
indique, sans chercher à être dans le « j’aime » ou « j’aime
pas ». Cette acceptation sans condition est la planche de
salut de l’humanité pour que ce monde puisse aborder un
nouveau cycle où l’homme incarnera ce qui est en lui depuis
toute éternité.
Oui, ce
monde s’effondre, mais ce n’est que l’effondrement d’un
monde tourné sur lui-même, narcissique et qui n’a aucune
conscience de sa toute-puissance en tant qu’être divin.
Qu’avons-nous à regretter ? Nos illusions ! Notre
ignorance ! Nos mensonges ! Déchirons en conscience ces
voiles qui obscurcissent la vraie vision. N’opposons plus
une chose à une autre. De l’acceptation consciente, du
« oui » émergera la Vérité. Ne nous dispersons plus en
cherchant ailleurs qu’en nous-mêmes ce qui est déjà là et
qui n’attend que notre accord. Ouvrons grand les yeux sur ce
que nous ne voulons pas voir. Ne refusons plus de faire face
à cette terrible vérité : l’homme n’a pas pire ennemi que
lui-même. N’évitons plus nos propres mensonges en
n’entretenant plus nos fameuses bonnes raisons qui
justifient notre inertie et entretiennent la peur de vivre
une vie où nous sommes maîtres de notre destin. Voilà
comment nous changerons effectivement de plan de conscience
en créant cette vraie vie à l’intérieur de nous.
C’est à
vous de décider la direction que vous donnerez désormais au
destin qui est le vôtre en totalité !
Christine
